Nan Goldin & Jean-Christian Bourcart
NAN GOLDIN & JEAN-CHRISTIAN BOURCART
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Née à Washington en 1953, Nan Goldin s’initie à la photographie à l’âge de 15 ans et expose dès 1973 ses premières photos prises dans les milieux gays et travestis de la ville. En 1978 elle s’installe à New York, où elle photographie les membres de la culture punk de Bowery, minée par la consommation de drogues dures. Ces photographies, prises de 1980 à 1996, forment plusieurs ensembles, The Ballad Of Sexual Dependency, I’ll Be Your Mirror et All By Myself. L’esthétique instantanée de ces images décrit l’usage de la drogue au sein de couples violents, et montre de nombreux moments de la vie de Goldin. Au début des années 1990, la plupart de ses modèles et amis sont décédés, ravagés par le SIDA ou la drogue. Ces oeuvres sont le plus souvent présentées sous forme de « slideshows  » et la galerie Le Manège accueillera deux de ces diaporamas : The Ballad Of Sexual Dependency et Kids. Son choix de montrer ses images sous la forme de séries correspond à un désir de désacralisation de l’image unique et à la démonstration que le tirage papier importe moins dans sa démarche que l’intensité des émotions que les images projetées suscitent.

Aujourd’hui considérée comme l’une des plus grandes photographes américaines, sa démarche artistique marquée par sa fascination pour l’intime, la nudité et le morbide, et par les milieux undergrounds et « alternatifs » l’inscrit dans la lignée de la photographie américaine documentaire et établit une filiation avec d’autres photographes comme Diane Arbus, Francesca Woodman ou plus tard Larry Clark.

Jean-Christian Bourcart est un photographe français (né à Colmar en 1960) qui réside à New York depuis 1997. À travers un parcours artistique riche et sensible qui intègre la photographie mais aussi les installations et la vidéo, il interroge la réalité, ou plutôt les réalités de la condition humaine, et laisse entrevoir l’étrangeté des choses et des êtres. De toute son oeuvre se dégagent une humanité et une poésie troublantes, qui incitent à la réflexion et à l’imaginaire..

« Photographier les gens, leurs activités, leurs traces, est pour moi une façon adéquate d’être parmi eux tout en variant d’une série à l’autre les paramètres de la formule de Maurice Merleau- Ponty : « Mon corps est à la fois voyant et visible » (...). La photographie est un merveilleux outil pour interroger notre présence/absence au monde. Il me semble important de questionner mes pratiques, et de proposer des formes de narration plus personnelles, interactives, inclusives, tout en recherchant un équilibre toujours fragile entre des perspectives poétiques, psychologiques et politiques.

Je photographie pour avoir une excuse pour regarder. Je photographie pour saisir ce qui n’est pas accessible autrement. J’aimerais que mon travail soit comme regarder à travers une porte entrouverte, où les histoires ne sont pas articulées ou expliquées, mais restent plutôt secrètes, laissant au spectateur le soin de discerner, de découvrir et d’imaginer. »

À la galerie Le Manège, Jean-Christian Bourcart présentera sa série I shot the crowd , dont une partie a été réalisée lors d’une résidence artistique qu’il a effectué à Dakar, à l’Institut français, du 25 décembre 2010 au 11 janvier 2011. http://jcbourcart.com/

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