Soly

SOLY CISSE - INCANDESCENCES

mercredi 26 sept. 2018 à 10h
ENTREE GRATUITE
ENDROIT : Pavillon Institut français à Dakar

Vernissage mercredi 26 septembre à 20h  

Nul besoin de rappeler la puissance artistique de Soly Cissé. Né en 1969 à Dakar, diplômé en 1996 de l’École des Arts de Dakar, l’artiste le plus prolifique de sa génération a marqué les deux dernières décennies d’expositions emblématiques comme Réflexivité-Maturité à l’IFAN en 2008, Africa Remix la même année au Centre Pompidou, Toguo-Cissé à la galerie Le Manège en 2010, Les Mutants au Musée Dapper, en 2018, et Des Hommes et des Totems avec Amadou Sanogo et Sadikou Oukpédjo, toujours à la galerie Le Manège, en mars 2018.

On connait également son incroyable capacité à se réinventer et à décliner formes, couleurs et symboles à l’infini sur des supports aussi variés que la toile, le papier, le fer ou le bois mais peut-être un peu moins sa propension à déployer dans l’espace des installations singulières comme ce fut le cas en 2010 avec sa série d’installations titrée Inondations au Manège.

Dans le cadre la Biennale de Dakar 2018, Soly, en plus de présenter une série
de nouvelles peintures et de dessins dans la Villa Ciring, a choisi de montrer spontanément une installation au cœur de
La Cloche des fourmis du Laboratoire Agit’Art à l’Ancien Marché Malien. L’Institut français a choisi, pour sa rentrée des arts 2018, de présenter à nouveau cette exposition dans son Pavillon rue Gomis, en la recontextualisant et en lui offrant toute la visibilité qu’elle mérite.

Intitulée Incandescences, cette installation nous parle des cicatrices et de la résilience de ceux qui les arborent. Des cicatrices sur la peau de l’esclave fouetté par le maître, des déchirures occasionnées. La lumière rougeâtre représente la chair mise
à nue, le support touffu qui l’enserre représente le corps, la peau... je voulais partager cette souffrance avec mon public... La braise symbolisée par le charbon au sol crée une analogie entre la douleur et la flamme. Et l’obscurité autour de l’installation appelle à la médiation ; Comme dans un espace de recueillement et de prière, les ténèbres alentours nous plongent dans le sujet pour nous concentrer sur l’essentiel
... nous dit l’artiste.

Voyons également dans cette installation l’incroyable faculté des êtres à résister aux épreuves du corps et de l’esprit, à développer ce que Boris Cyrulnik nomme
la résilience, « l’aptitude d’un corps à résister aux pressions et à reprendre sa structure initiale. La capacité que nous possédons toutes et tous à vivre, à réussir, à se développer en dépit de l’adversité ». Et à faire dans cet espace intime et obscur, comme une matrice, l’expérience de l’altérité à travers l’art

 

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